Synthèse - A quoi sert la concurrence ?

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Catégorie : A quoi sert la concurrence ?
Mis à jour le mercredi 26 octobre 2011 09:10
Publié le dimanche 16 octobre 2011 04:38

 

1. Comment se forment les prix ?

Le prix d'un produit dépend du niveau de l'offre et de la demande pour ce produit. Mais ces derniers dépendent de facteurs multiples.

Ainsi la demande d'un produit dépend :

De même, l'offre d'un produit dépend :

 

Pour modéliser la formation des prix, on peut représenter graphiquement la confrontation de l'offre et de la demande d'un produit et déterminer quel serait le prix qui équiliberait quantités offertes et quantités demandées.

 Schéma 1 : une modélisation de la formation d'un prix

 

 

2. Quel est le rôle de la concurrence dans la régulation des marchés ?

 

En situation de concurrence, les variations de l'offre et de la demande entraînent des changements de prix:

 

Schéma 2 : une modélisation montrant comment une augmentation de la demande entraîne une augmentation des prix

Le fait que les prix puissent varier en réaction aux variations de l'offre ou de la demande (on parle de flexibilité des prix) peut être vu comme un mécanisme de communication de l'information, qui permet d'orienter les comportements des agents économiques.  Ainsi, lorsque le prix d'une matière première comme le pétrole augmente (qu'il s'agisse d'une insuffisance de l'offre ou d'une progression de la demande) les agents économiques vont être incités à modifier leurs comportements :

Autrement dit, les prix jouent un rôle essentiel dans l'allocation des ressources de l'économie.

 

3. Concurrence et pouvoir de marché

Afin d’accroitre leurs parts de marché et d’augmenter leurs bénéfices, les entreprises mettent en œuvre des stratégies qui, en simplifiant, sont de trois types principaux (ces stratégies peuvent bien sûr être combinées) : vendre moins cher un produit similaire à celui des concurrents, proposer un produit « différent » ou « capter » la demande.

Dans le premier cas, l’entreprise cherche à réduire ses coûts de production, soit en améliorant l’efficacité de la production (la productivité du travail notamment), soit en « faisant-faire » (recours à la sous-traitance par exemple) par des fournisseurs qui peuvent produire pour moins cher. La plupart des produits d’Apple, par exemple, sont fabriqués en Chine ou dans d’autres pays où les coûts, notamment salariaux, sont moindres.

Dans le second cas, l’entreprise va mettre sur le marché un produit « différent » ou réputé tel (il peut ne s’agir que d’emballage) afin d’acquérir ainsi un monopole, généralement temporaire, sur le produit en question. La différenciation peut passer par des stratégies marketing ou par l’innovation. Les économistes parlent alors de concurrence monopolistique. Sans être un inventeur, Apple a conduit une politique systématique d’innovation de produits : IPod, IPhone, IPad qui lui a permis d’avoir et de conserver « une longueur d’avance » sur ses concurrents.

La captation de la demande peut passer par l’imposition d’une norme technique (les systèmes d’exploitation windows intégrés dans les PC par exemple) ou par l’obligation faite au client de recourir à un ensemble de produits liés. C’est le rôle de l’ITunes auquel les acheteurs de produits Apple doivent se connecter pour utiliser leur appareil.

La concurrence est souvent favorable aux consommateurs (soit directement, soit indirectement en réduisant les coûts d’approvisionnement des vendeurs), parce qu’elle favorise les baisses de prix, ou accroit la nouveauté ou la variété des produits.

Mais le processus de concurrence conduit aussi certaines entreprises à acquérir une position dominante (oligopole voire monopole) sur un marché, qui peut léser les consommateurs ou les entreprises clientes. Aussi les pouvoirs publics sont-ils amenés par la réglementation et le contrôle à réguler la concurrence afin qu’elle n’aboutisse pas, paradoxalement, à un abus de position dominante.


 

 

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