Activité 3 - Comment assurer la confiance en la monnaie ?

Catégorie parente: Monnaie et financement
Catégorie : D’où vient la monnaie ?
Mis à jour le mardi 24 mars 2015 13:38
Publié le mardi 6 décembre 2011 11:40

Objectifs
- comprendre l'importance de la confiance en la monnaie dans une économie monétaire
- comprendre le rôle des banques centrales dans la préservation de cette confiance, notamment leur rôle de prêteur en dernier ressort

 

Doc 1

La valeur d’une monnaie se fonde sur la confiance des gens qui l’utilisent. La valeur de la monnaie canadienne, dont les billets de banque et les pièces de monnaie, vient du fait qu’elle est largement acceptée et qu’elle constitue une réserve de valeur sûre.

Pour que la monnaie puisse remplir toutes ses fonctions de façon satisfaisante, sa valeur doit rester relativement stable au fil du temps. C’est pourquoi la Banque du Canada s’emploie à entretenir la confiance du public à l’égard de la monnaie du pays. Pour ce faire, la Banque met en oeuvre la politique monétaire de façon à maintenir l’inflation à un niveau bas, stable et prévisible. La maîtrise de l’inflation contribue non seulement à protéger la valeur de la monnaie canadienne, mais aussi à maintenir un climat favorable à une croissance économique soutenue.

La prévention de la contrefaçon, c’est-à-dire l’ensemble des mesures prises pour veiller à ce que les billets de banque soient acceptés facilement et à ce que leur authenticité ne fasse aucun doute, constitue un autre des grands efforts que déploie la Banque pour préserver la confiance dans la monnaie canadienne. La Banque est responsable de la conception, de la production et de la distribution des billets de banque.

« Qu’est-ce que la monnaie ? » Banque du Canada, mai 2011

1. Expliquer – Pourquoi l’absence de confiance en une monnaie est-elle problématique ?
2. Expliquer – Comment la Banque centrale canadienne souhaite-t-elle assurer cette confiance ?

Doc 2 : Code pénal et faux monnayage

LIVRE IV : Des crimes et délits contre la nation, l'Etat et la paix publique.

TITRE IV : Des atteintes à la confiance publique.

CHAPITRE II : De la fausse monnaie.

Article 442-1

La contrefaçon ou la falsification des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France ou émis par les institutions étrangères ou internationales habilitées à cette fin est punie de trente ans de réclusion criminelle et de 450 000 euros d'amende. (…)

Article 442-11

Les personnes physiques coupables des crimes et délits prévus aux articles 442-1 à 442-6 encourent également les peines suivantes :

1° L'interdiction des droits civiques, civils et de famille (…) ;

2° L'interdiction d'exercer une fonction publique ou une activité de nature professionnelle ou sociale (…).

3° L'interdiction de séjour (…)

Article 442-16

Les personnes physiques ou morales coupables des crimes et délits prévus aux articles 442-1 à 442-3 encourent également la peine complémentaire de confiscation de tout ou partie de leurs biens, quelle qu'en soit la nature (…).

 

1. Décrire - Relevez dans le texte les peines encourues pour faux monnayage.
2. Justifier – Comment expliquer l’importance de ces peines ?


Doc 3 - Le marché monétaire ? C'est pas sorcier !


Lesbanques-lessorciersdemandentdescomptes-1324 par gutenbergses

Source « La banque : les sorciers demandent des comptes » France 3, « C’est pas sorcier », Lundi 6 septembre 2010

 

Doc 3 bis – La création monétaire dans un système à plusieurs banques et une banque centrale

La création monétaire par les banques commerciales, par le biais du crédit, n’est pas indépendante de la quantité de monnaie que la banque centrale est elle-même prête à offrir aux banques commerciales. Cette « monnaie centrale», ou base monétaire, est composée de deux éléments […] : les billets en circulation dans l’économie d’une part, les comptes de dépôt des banques commerciales auprès de la banque centrale d’autre part. Ces dépôts des banques commerciales auprès de la banque centrale, analogues au compte courant d’un particulier auprès de sa banque, sont appelés les réserves.

Les banques commerciales ont besoin de monnaie de banque centrale sous forme scripturale (réserves) pour deux raisons :

- tout d’abord, pour régler à la banque centrale les billets qu’elles détiennent pour faire face aux retraits du public. Ainsi, les retraits de billets aux guichets des banques commerciales par le public imposent aux banques [commerciales] de se tourner vers la banque centrale pour obtenir de nouveaux billets, en contrepartie d’une diminution équivalente du montant de leur compte à la banque centrale ;

- ensuite, pour régler chaque jour le solde de leurs opérations interbancaires : la monnaie de la banque centrale est le moyen ultime de règlement entre banques, ce qui revient à dire que la banque centrale est la banque des banques.

Pour être sûres de pouvoir faire face à leurs obligations quotidiennes vis-à-vis des autres banques, les banques doivent donc veiller à maintenir une somme minimale sur leur compte à la banque centrale, pour effectuer un règlement si besoin est.

Pour maintenir sa situation de trésorerie en équilibre, chaque banque doit donc faire appel quotidiennement au marché interbancaire où elle emprunte ou prête chaque jour de la monnaie à d’autres banques commerciales, ou à la banque centrale. Ces emprunts entre banques ayant un coût (le taux de l’intérêt au jour le jour sur le marché interbancaire), les banques sont naturellement incitées à surveiller le solde de leur compte auprès de la banque centrale.

Source : Banque de France « La Monnaie et nous », Livret d’accompagnement

Questions sur les documents 3 et 3 bis
1. Expliquer - A quelle(s) occasion(s) une banque a-t-elle besoin de “monnaie banque centrale” ?
2. Expliquer – Comment peut-elle s’en procurer ?
3. Expliquer - Pourquoi cela limite-t-il le pouvoir de création monétaire des banques ?

 

Doc 4 - La panique bancaire et le prêteur en dernier ressort : l’exemple de Northern Rock

1. Expliquer - Pourquoi les clients de Northern Rock se sont-ils rués aux guichets de leur banque pour clôturer leurs comptes bancaires ?
2. Discuter - Cette ruée au guichet apparaît-t-elle comme rationnelle ?
3. Justifier - En quoi cette ruée aux guichets pose-t-elle problème à la banque ?
4. Justifier - En quoi pose-t-elle problème pour l’ensemble du sytème bancaire ?
5. Discuter - Quelles seraient les solutions envisageables pour mettre fin à cette situation ?

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