Activité 3 : Les couples se forment-ils au hasard ?

Catégorie parente: Socialisation et groupes sociaux
Catégorie : Comment se forment les groupes sociaux ?
Mis à jour le jeudi 10 janvier 2013 22:02
Publié le jeudi 5 janvier 2012 15:51

 

Objectifs :
- Etudier comment se forment les groupes sociaux
- Analyser quelques unes des causes qui peuvent contribuer à la reproduction des groupes sociaux

Exercice 1 :

1 – Classer – Par groupes de 3 ou 4, retrouvez les 4 couples qui se cachent derrière les 8 photos ci-dessous.
2 – Justifier - Expliquez les critères utilisés pour former ces couples.
3 – Discuter – Parmi l’ensemble des critères utilisés dans la classe, quels sont ceux qui vous semblent les plus pertinents pour expliquer la formation des couples ?

 

Document 1. La formation des couples selon la PCS des conjoints

« Position sociale et choix du conjoint : des différences marquées entre hommes et femmes », Mélanie Vanderschelden, INSEE, données sociales, 2006

1. Justifier - Voici une série d’affirmations. Pour chacune d’elles, vous direz si elle est vraie ou fausse: En France, en 1999,
a. sur 100 femmes cadres en couple, 8.5 le sont avec un ouvrier
b. sur 100 ouvriers en couple, 59.2 le sont avec des femmes qui elles aussi sont ouvrières
c. 72.1% des agriculteurs en couple le sont avec des agricultrices
d. 14.6% des ouvrières en couple le sont avec un agriculteur
2. Lire - Quelle est la signification du 19.4 situé sur la colonne total ?
3. Expliquer - Que représentent les données situées sur la diagonale du tableau ?
4. Comparer - Comparez chacun des chiffres de la diagonale au chiffre correspondant de la colonne total. Qu'en désuisez-vous ?
5. Discuter - A l’aide du document, commentez le dicton : « qui se ressemble s’assemble ».

 

A savoir : Définition de l'homogamie sociale
L'homogamie sociale est l'union de deux personnes issues d'un même milieu social.

Document 2. « Le coup de foudre amoureux. Un phénomène social ? »

Nos amours, croyons-nous, n'appartiennent qu'à nous. Nous sommes prêts à laisser place au hasard dans l'interprétation des étapes qui jalonnent nos parcours amoureux. Mais pas à concevoir que ceux-ci soient modelés par l'organisation sociale. Et pourtant... […] l'attraction ou le désintérêt que produisent les caractéristiques physiques, les allures, les façons d'être, etc., de ceux que nous rencontrons, sont socialement marqués, au même titre que l'ensemble de nos préférences esthétiques. Nous savons également que les lieux de rencontre ne sont pas socialement neutres : dans les classes populaires, les rencontres se font plus particulièrement dans les espaces publics (foires, rues, centres commerciaux...); les espaces réservés (travail, études, restaurants, vacances...), à connotation plus culturelle, caractérisent plutôt les rencontres dans les classes supérieures et principalement celles des professions intellectuelles ; et ce sont dans des espaces strictement privés (groupes d'amis ou familles) que se retrouvent essentiellement les cadres du secteur privé ou les membres de professions libérales [...]. Les préférences légitimes* d'un individu correspondent à celles que l'histoire de son groupe social a déposées en lui et varient d'un groupe à l'autre. [...] Dans les milieux populaires, par exemple, les femmes préfèrent les hommes conformes à un idéal de stabilité professionnelle et familiale. Cette volonté se traduit en termes moraux - les hommes doivent être travailleurs, sérieux, courageux, simples, affectueux - et s'accompagne d'une moindre importance accordée à l'apparence physique. Inversement, dans les classes supérieures, les femmes sont attentives aux qualités d'éducation, sociale et scolaire, ainsi qu'aux manifestations d'assurance et de supériorité. Les hommes qu'elles apprécient sont dit intelligents, cultivés et sécurisants et, sur le plan physique, elles préfèrent les hommes sveltes et grands.

Marie-Noëlle Schurmans, « Le coup de foudre amoureux. Un phénomène social ? », Sciences Humaines, n°86, août-septembre 1998

* préférences légitimes = goûts, habitudes, normes dominantes dans le groupe ou le milieu social d'appartenance

1. Expliquer : Que veut dire la phrase soulignée ?
2. Résumer : Relevez dans le texte les facteurs sociaux qui influent sur le choix du conjoint.
3. Analyser : En quoi la formation d’un couple peut-elle être considérée comme le point de départ d’un nouveau groupe « primaire » ? Lequel ?
4. Expliquer : Expliquez en quoi l’homogamie sociale contribue à la reproduction des classes sociales.

Doc 3 – Baisemain et mocassins - Les rallyes mondains

1. Résumer - Quelles sont les principales étapes qui composent un rallye mondain ?
2. Expliquer - Observez la visite au musée Jacquemard-André, dans l'hôtel particulier d'Edouard André (homme politique 1803-1864), les attitudes et postures, les prises de paroles, les tenues ("hexis corporelle") : qu'apprennent ces petites filles ?
3. Expliquer - Pourquoi le bridge est-elle une pratique importante selon le jeune garçon ?
4. Expliquer - Que traduisent les postures physiques (« hexis corporelle ») de ce jeune garçon ?
5. Discuter - « N'importe qui peut faire ça » dit le jeune homme à propos du baise-main : qu'en pensez-vous ?
6. Expliquer - Quel est l’avantage des rallyes selon Aurélie ?
7. Expliquer - Comment comprenez-vous la notion de « marché des filles » évoqué par A. de Clermont-Tonnerre ?
8. Expliquer - Les jeunes filles opposent rallye et boîte de nuit. Rapprochez leurs déclarations des informations du document 2.
9. Expliquer - Sociologiquement qu'est-ce qu'une « mauvaise rencontre » quand on appartient à la bourgeoisie ?
10. Expliquer - Selon les trois jeunes gens attablés au café et les deux pères de famille, quelles fonctions sociales remplissent les rallyes ?
11. Expliquer - Comment la jeune fille qui ne pense pas au mariage mais qui ne fait qu'en parler décrit-elle le choix de son futur époux ?
12. Expliquer - Question de synthèse : A quoi servent les rallyes mondains ?